Comment penser la filiation dans un pays comme le Brésil qui a été fondé sur le sceau du multiple ? Si le modèle du patriarcat nous laisse sur des impasses, la lecture psychanalytique du matriarcat moderne peut-elle nous ouvrir d’autres voies ?
Limites et bénéfices d’une prévalence du mode d’abord imaginaire de l’objet par des sujets d’un discours tel qu’il puisse être produit dans le champ social martiniquais. Victor Lina, octobre 2011
S’il est commun de considérer les limites auxquelles sont confrontés les sujets qui privilégient un rapport imaginaire à l’objet, quels pourraient être les bénéfices inattendus qui découleraient de ce type de rapport ?
Nous nous attarderons sur ce qui se présente sous la forme de liens ténus peut-être intenables voire au pire, sous celle de l’emprise insoutenable du carcan. Nous nous attacherons à considérer ce qui se présente sous la forme de rivalité mesurée jusqu’à la démesure des heurts les plus violents.
Difficultés à entrer dans le lire et l’écrire: une phobie. Marika Bergès – Bounes, juin 2011
Au moment des vacances de la Noël, Ulysse, un garçon de 6 ans et demi, en C.P., pleura: « je veux pas aller en vacances! Je veux rester à l’école avec mon maître pour apprendre à lire et à écrire! ». Cet enfant a investi la pensée, son enseignant, l’acte de lire et d’écrire et les vacances sont pour lui « du temps perdu ». L’apprentissage de la lecture s’est fait sans heurts, avec plaisir, et à la Noël, la lecture est « en place », comme le dit l’école. Parallèlement, le matin, il se lève sans grogner, se prépare dans les temps pour être à l’heure dans sa classe. Lire la suite
Clôture des « VI° journées Autour du Lien Social » Charles Melman, octobre 2011
Victor Lina : Je passe la parole à Charles Melman qui va nous présenter des perspectives, sur un sujet qu’il va…déflorer (rires de la salle) tout de suite…(rires).
Charles Melman : Rassurez-vous, je vais seulement l’effleurer (rires), comme ça on restera dans la convivialité…voilà !
Il m’arrive souvent, ne serait-ce que pour le fun, de commencer comme ça un propos en m’adressant aux amis qui sont là en disant « mes chers camarades » évoquant par là, le fait que dans le meilleur des cas, nous sommes entrain de naviguer ensemble sur le même bateau et de ramer dans le même sens, ce qui n’est pas toujours le cas bien sûr! Il m’arrive aussi de dire « mes chers amis » ce qui est souvent dit par antiphrase, je veux dire compte-tenu des sentiments contre-transférentiels qui sont ordinaires, je dirais, vis-à-vis desquels il ne faut aucunement s’insurger. Lire la suite
Habiter le pan d’un grand désastre, Jeanne Wiltord, avril 2008
Je remercie, Mme Suzanne Ravis et M. Georges Aliker de m’avoir transmis
certains documents sans lesquels je n’aurais pas pu écrire ce texte.
« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le
colonisateur à l’abrutir au sens propre du mot… et montrer que chaque fois qu’il y a au Viêt-Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère… il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. »A. Césaire, Discours sur le colonialisme (1950) Lire la suite
